November 1, 2018

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    Prochain concert le 5 avril 20 h 30 Eglise St-Etienne - Tours Gounod - Dvorak - Janacek

    March 1, 2019

    Requiem de Gounod pour chœur, solistes, cordes, harpe et orgue

    Messe en ré de Dvorak (extraits) avec orgue
    Otcenas de Janacek pour chœur, ténor orgue et harpe

     

    Dvorak et Janacek en première partie. La Messe en ré (extraits) de Dvorak en version chœur, solistes et orgue, sera suivie d’un Otcenas (Pater noster) de Janacek offrira aux oreilles du public les sonorités originales du mélange de la voix, de l’orgue et la de harpe et surtout des tonalités et des couleurs harmoniques évoquant les paysages musicaux de l’époque et les origines tchèques du compositeur.

    La deuxième partie nous ramène en France avec le Requiem de Gounod, œuvre contemporaine des deux précédentes. Oeuvre posthume, puisqu’elle n’a été exécutée publiquement qu’un an après la mort du compositeur, à La Madeleine, sous la direction de Gabriel Fauré, ce Requiem sera pour ce concert donné dans la version pour orchestre à cordes, harpe et orgue.

    Les œuvres :

    Si Charles Gounod (1818-1893) est sans doute le plus connu pour ses opéras, en particulier son célèbre Faust, il fut un artiste profondément religieux, qui nous laissa une vingtaine de Messes, dont la plus connue, la Messe en l’honneur de Sainte-Cécile. Le Requiem en ut, de 1891, est sa dernière œuvre, une de ses plus belles réussites, posthume puisqu’elle n’a été donnée publiquement qu’après sa mort. Œuvre forte et personnelle, qui lui fut inspirée par la mort de son petit-fils de cinq ans, prémonitoire peut-être puisque le compositeur la présenta comme « sa dernière œuvre sans doute… afin qu’elle soit exécutée l’an prochain, que je sois ou non de ce monde. » La première exécution solennelle fut donnée pour le première anniversaire de sa mort, en l’église de La Madeleine en présence de la famille mais aussi de Giuseppe Verdi, sous la direction de Gabriel Fauré. Gounod confia à Henri Busser le soin d’en réaliser plusieurs versions dont celle de ce concert pour quintette à cordes, orgue et harpe.

    En miroir à ce Requiem représentatif de la musique française de la fin du XIXe, le concert propose des sonorités contemporaines provenant d’Europe centrale, avec les tchèques Dvorak et Janacek.

    Dvorak (1841-1904), c’est bien sûr sa célèbre Symphonie du Nouveau Monde et ses Danses slaves pour orchestre, mais aussi un « Stabat Mater » et un « Psaume 149 » où il montre une spiritualité que lui-même revendique en présentant cette Messe (1887) : « Ne vous étonnez de me voir si pieux : l’artiste qui ne l’est pas est incapable de créer quelque chose de ce genre ». Si l’œuvre est connue sous sa forme avec orchestre symphonique, c’est bien avec des moyens volontairement réduits (chœur, solistes et orgue) que le compositeur l’a écrite. Elle lui fut demandée pour la cérémonie de consécration d’une chapelle du château de Luzany. D’où ce caractère simple et naturel où il cherchait plutôt à évoquer le climat d’un paysage souriant et accueillant avec une petite église baroque au décor populaire.

     

    Avec Janacek (1854-1928), ami de Dvorak, nous avons l’impression de franchir le siècle. « Otcenas » date effectivement de 1901, mais moins d’une dizaine d’années après le Requiem de Gounod, et dans un univers sonore et musical nouveau. Ce « Notre Père », chanté en tchèque, surprend par sa couleur harmonique, modale et instrumentale (chœur, orgue et harpe) et ses influences slaves. Ce mélange instrumental audacieux et réussi ne nous surprendra pas lorsque l’on connait les autres grandes œuvres de sa carrière, avec lesquelles il prend place dans l’histoire musicale du XXe siècle.

     

     

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